Pierre Cordier

Cordier, Chimigramme

Chimigramme 5/2/61, 1961.Chimigramme, 36 x 50,5 cm

Pierre Cordier (1933, Bruxelles)

 
Pierre Cordier entame une carrière de photographe professionnel qu'il abandonnera en 1967. Il invente en 1956 ce qu'il appellera le « chimigramme ». Ami de Georges Brassens, qui préface le catalogue de son exposition à la Bibliothèque nationale de Paris en 1979 et auquel il consacre un livre de photographies et de souvenirs en 1998, Cordier avait rencontré quelques photographes illustres comme Otto Steinert (un des fondateurs de la Subjektive Fotografie) en 1958, dont il suit les cours à Sarrebruck, et Aaron Siskind en 1977, qui le marque profondément. Depuis 1965, il enseigne à l'École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre, à Bruxelles.

Le 10 novembre 1956, en écrivant avec du vernis à ongles sur du papier photosensible une dédicace à une jeune femme allemande, Erika, Pierre Cordier découvrit, ce qu’il appela par la suite, le « chimogramme ». Cette technique, qui « combine la physique de la peinture (vernis, cire, huile) et la chimie de la photographie (émulsion photosensible, révélateur, fixateur) ; sans appareil photographique, sans agrandisseur et en pleine lumière », devint pour lui une source d’expérimentations et un langage plastique. Elle ouvre un nouvel espace visuel aux confins de la peinture, de la photographie et de l’écriture.