Gabriela Morawetz

Gabriela Morawetz, générosité du vide I

Générosité du vide I, 2015. Emulsion argentique sur verre convexe et tirage pigmentaire sur papier, 80 x 100 x 6 cm.

Gabriela Morawetz

Née en Pologne, Gabriela Morawetz étudie la gravure, la peinture et la sculpture à l’Académie des Beaux-Arts de Cracovie. Pratiquant la photographie en autodidacte elle obtient le 1er Prix au Vème Salon International de la Photographie à Wroclaw. Elle séjourne au Venezuela de 1975 à 1983 où son travail s’enrichit au contact de nouvelles cultures, mais c’est à partir de 1990 qu’elle se consacre presque exclusivement à la photographie. Premières expositions personnelles de ses photographies à Baltimore, galerie Gomez et à Varsovie, galerie Polaz, suivies de plusieurs autres aux États-Unis (New York, Chicago, Miami…) puis en Pologne (Varsovie, Cracovie…), Venezuela, Colombie, Japon. En 2006, le Musée d’Art Contemporain de Caracas lui consacre une importante rétrospective. À Paris, la galerie Thessa Herold a organisé plusieurs expositions de son œuvre en 2003, 2005 et 2008, chacune accompagnée d’un catalogue. L'exposition individuelle en 2011 est accompagnée d'une monographie éditée par Area Descartes & Cie. Ses oeuvres ont été souvent présentées à Paris (FIAC, ArtParis, ParisPhoto), à Madrid (ARCO), à Bruxelles (Art-Brussels), à Bologne (ArteFiera).

"Si la peinture et la sculpture intéressent Gabriela Morawetz, ce n'est pas tant pour situer la photographie par rapport à leur champ respectif d'expression que pour tenter de mieux comprendre les relations ambiguës que peuvent entretenir la surface et la profondeur. Curieusement, dans son travail s'affrontent selon un principe pendulaire : le besoin ludique de l'installation, l'efficacité parfaitement réglée de la performance et de son enregistrement photographique. Malgré l'utilisation de la photographie qui fixe les silhouettes humaines dans une gestuelle très étudiée, à un moment décisif de leur expression, l'oeuvre achevée laisse toute chose dans un curieux état d'indécision visuelle. (...) À l'égal de ces images errantes qui nous saisissent régulièrement en se donnant pour une répétition affaiblie du passé. Si bien que les dispositifs de Gabriela Morawetz finissent par redonner à l'image cette fraction de temps jusque-là immatérielle, percue comme une sorte de caresse surexposée dans le temps."

Anne Tronche, catalogue Gabriela Morawetz, Jeux du regard, Galerie Thessa Herold, 2005.