Young-Sé Lee

Young se lee, Villes

Villes,1987. Collage de papiers coréens sur toile, 177 x 118 cm 

Young-sé Lee (1956, Corée du Sud)

Études à Paris à l’École d’Art Graphique (1974-1975), à l’École d’Art Appliqué (1975-1976), à l’Académie de la Grande Chaumière (1976-1978), et à l’École des Beaux-Arts (1980-1984). Young-Sé Lee participe à plusieurs expositions collectives de peintures depuis 1971 à Séoul, Londres, Paris (Asian Avant-garde, Paris, Salon des Réalités Nouvelles), Francfort (Foire Internationale de Francfort) et également à des expositions personnelles à Séoul, San Francisco, Strasbourg, Paris... Depuis 2010, parallèlement à son travail de peintre, il s'intéresse à la photographie.

"Young-Sé Lee est le maître unique de tout un processus créatif, venu, sans doute, des anciens Maîtres porteurs universels de tradition, et de modernité tout à la fois. L'artiste avance dans une création subtile, complexe, raffinée qui le conduit à imaginer ses paysages dans l'abstraction, et les rythmes colorés. Faits hier d'ocres et de terres, ils sont aujourd'hui, depuis trois ans environ, ceux de l'épanouissement, de l'éclatement qui provoque l'enthousiasme. Ce sont ces peintures qui, venues des profondeurs de l'acquis, résolvent les superpositions d'images ressurgies du passé. L'œuvre traditionnelle plane dans l'ombre, protège sans influencer, à peine perceptible. Ces paysages, ici, sont devenus signes, décomposés, reconstruits autrement. Cela se fait grâce à une technique savante qui, on l'a vu, est, assurément, le seul concept concédé par l'artiste au passé culturel national. [...] La superposition des cultures, leur maillage, engendre chez lui une observation accrue, une réflexion plus forte encore, d'où naîtront ces oeuvres chatoyants, intenses. "

Patrick-Gilles Persin, Young-Sé Lee, Musée de l'Ardenne, Mars 2000.